07/12/2005

Juliaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, réponds moaaaaaaaaaaaaaa !!!

Ce post s'adresse à Julia, demoiselle aussi inconnue que mystérieuse : je ne sais pas si ton invitation fermière était sérieuse ou pas, mais moi, en tout cas, je serai plus que méga motivé pour venir te faire un p'tit coucou, à toi et à tes potes néléfants et gnous. Le truc, c'est que tu n'as pas laissé d'adresse mail où je pourrai te joindre et que donc, je m'en trouve for marri.

Donc si un jour, par le plus grand des zazards, tu reviens sur ce site pourri et que tu ne serais pas contre l'idée de voir débarquer un mec qui mange beaucoup et qui fait des blagues pas toujours drôles, serait-il possible que tu m'écrives à bitorigolo@yahoo.fr, afin que nous puissions échanger nos points de vue sur la traite des phacochères et accessoirement de ta vie à la ferme de Martine.

Merki !!


Ce magnifique post t'est offert par Bitorigolo @ 04:14



15/08/2004

Oops, I did it again !

Bon bah, ça fait deux semaines que je suis revenu en France, que j’ai fait un peu le foufou un peu partout avec un peu tout le monde et que j’ai quelque peu négligé ma bergerie : résultat, elle s’est écroulée et tous les moutons sont morts la bouche ouverte. C’est bêêête.

Plus sérieusement, vu qu’on n’est quand même pas là pour faire de l’humour pas drôle qui ne fait rire personne, Damned a perdu toute raison d’exister depuis la fin de mon stage et mon départ de la pas si perfide que ça Albion et donc ce post, que je suis en train d’écrire et que tu es en train de lire, est le dernier que tu pourras lire ici. Oui, je sais, c’est dur à admettre, mais c’est comme ça, il faudra t’y faire. Je sais que tu vas sûrement continuer à venir musarder dans le coin, espérant trouver quelques menues miettes de ma vie merveilleuse de temps en temps, mais je tiens à te prévenir que tu risques d’être déçu. Damned, c’est fini. It’s over, never, ever, forever.

Je te donnes donc rendez-vous sur Saperlipopette, a priori pas avant début octobre, vu que là, je m’envole demain pour l’Inde où je vais avoir autre chose à faire pendant un mois que de poster et qu’après, il faudra que j’aille boire du champagne et peut-être aussi faire les vendanges et que j’aurai donc encore autre chose à faire que de poster. Oui, j’ai une vie incroyablement remplie d’une exaltation perpétuellement renouvelée, je le sais. C’est parfois assez dur à gérer, mais je fais de mon mieux…

En attendant, je t’embrasse sur la fesse gauche et te souhaite plein de joie et de bonheur dans ta vie.


Ce magnifique post t'est offert par Bitorigolo @ 13:54



03/08/2004

I will not be back

Voilà. Je suis de nouveau en France depuis hier soir et cette fois, c’est pour de bon. J’y suis, j’y reste. Et contrairement à ce que je pensais il y a encore quelques mois, l’Angleterre et ses vicissitudes me manquent déjà.

Hier, par exemple, on était mardi et je ne suis allé ni à ma séance de cinéma indien à £3,5, ni à un match de foot. Et aussi incroyable que cela puisse te paraître à toi, lecteur assidu et bien aimé, qui sait que je suis un fan de la première heure des production Bollywoodiennes, je crois que des deux, c’est le match de foot qui m’a le plus manqué. Moi, le roi incontesté des pourfendeurs du ballon rond et de ses fantasques fanatiques, moi, l’exècreur des soirées pizza-bière-foot, considérées il y a encore peu comme l’absolu de la beauferie la plus méprisable, moi, le joueur le plus mauvais du monde, moi, Bitorigolo, j’ai non seulement participé à de telles soirées de dépravation intellectuelle pendant la coupe des Champions puis pendant la coupe d’Europe mais j’ai aussi joué au foot, avec mes propres pieds (gauches) et même parfois ma tête (pas toujours adroite) et, je dois bien l’avouer aujourd’hui, j’ai overkiffé !!! Parce que bon, le truc, c’est que jusque là, j’ai toujours joué avec des gens d’une étroitesse d’esprit assez peu ouverte, qui ne comprenaient pas qu’on puisse prendre la chose autrement que le plus sérieusement du monde. Or, moi, comme je suis relativement beaucoup nul, j’ai la fâcheuse tendance à en rire et à en rajouter un peu (car comme l’a dit Lao-Tsu, « Heureux celui qui sait rire de lui-même, car il n’a pas finit de se marrer »), ce qui, auprès des putrides puristes, passe assez mal. J’étais donc relégué sur le banc des remplaçants, mis au ban du terrain de foot. Et du coup, je me marrais beaucoup moins. Mais là, avec mes petits camarades de jeu, je pouvais laisser libre court à mes facéties burlesques et cocasses sans risquer le lynchage. Et du coup, je me marrais comme un p’tit foot. J’ai même fait des progrès phénoménaux en seulement quelques matchs et je pense qu’avec encore un peu d’entraînement, j’aurai facilement put devenir le nouveau Thierry Henry d’Arsenal, le Frenchie adulé par cette joyeuse populace que j’ai autrefois honni. Ça aurait été trop cool. Mais là, avec mon retour en France, ma carrière footbalistique s’est arrêtée en plein essor, à mon grand dam et à celui d’une nation qui se prêtait déjà à rêver de mes exploits inénarrables. Dommage…

La bouffe anglaise va aussi cruellement me manquer. Pas sur le plan gustatif, ça c’est sûr, vu qu’on fait difficilement pire que les sausage rolls ou que les cottages pies, mais sur le plan humoristique. Car tels de Figaro de la gastronomie, nous préférions nous rire de tout de peur d’avoir à en pleurer et la malbouffe anglaise était du coup prétexte à un nombre de blagues tout simplement ahurissant. La cantine de Renault était, pour les stagiaires français, le théâtre d’une représentation quotidienne, sans filet ni didascalie, un match d’impro où chacun y allait de ses commentaires désobligeants et dégoûtants, le but du jeu étant de couper l’appétit même aux plus aguerris (ceux qui mangeait des mince pies sans sourciller) ou aux plus couards (ceux qui ne mangeaient que des sandwichs) Et bizarrement, les mots qui revenaient le plus souvent était vomi et mort. Je pense très sincèrement qu’en sept mois de cantine, j’ai facilement dû perdre sept ans d’espérance de vie. Heureusement donc, que j’ai beaucoup rigolé à ce sujet là, car comme l’a dit Lao-Tsu, « Cinq minutes de rire par jour, c’est bon pour la santé » (ou un truc dans le genre) et que je pense avoir annulé de ce fait les effets dévastateurs des beef minces…

Les Anglais aussi étaient assez marrants. Toujours retors, jamais francs, j’adore, vraiment. Mon boss, cette frêle petite personne sans trace de la moindre honnêteté intellectuelle est tout simplement méprisable. Et je l’ai d’ailleurs méprisé. Autant que lui a dû me mépriser peut-être. Je dois bien admettre qu’ un stagiaire qui bosse avec neuf pages Internet ouvertes tout en écoutant de la musique au casque, c’est pas vraiment au top du sérieux et du professionnalisme. Mais j’ai au moins eu le courage de ne pas le remercier en partant. Il n’avait qu’à me filer du boulot, ce petit con. Alors que lui s’est permis d’écrire sur mon appréciation de stage que mon apport à l’entreprise avait été excellent. Enculé de faux-cul ! Alors attention, je ne dis pas que tous les Anglais sont à l’image déplorable et détestable de mon boss, mais il est clair qu’ils prennent tous des chemins incroyablement détournés pour asséner la moindre vérité, même la plus infime. Et donc, quand une personne un tant soit peu directe leur sors les choses de façon claire et spontanée, bah forcément, ça les surprends. Et c’est tellement marrant de voir cette non-étincelle d’incompréhension dans leur regard fuyant, ce vide incommensurable qui trahit comme jamais le sentiment de perte de repère totale qu’ils éprouvent face à une situation qu’ils ne savent pas gérer. Un must en matière de choc des cultures ! Mais sinon, les Anglais, ils sont aussi super sympas, je tenais juste à le préciser…

Une dernière chose typiquement anglaise qui va sérieusement me manquer, c’est le pub. Parce que très franchement, en matière de saoulerie enrichie en olirigolo-éléments, le pub est quand même au top du top. Pour ceux qui ne seraient jamais allé dans un pub (bouh, les nuls qui puent du cul), c’est généralement un endroit tout boisé et moquetté, assez sombre et rempli de poivrots qui devisent tranquillement autour d’une pinte ou qui jouent aux fléchettes ou au pool avec leur(s) pinte(s) à la main. J’ai bien conscience que c’est un peu cliché, voire franchement stéréotypé, mais tous les pubs que j’ai fait correspondent plus ou moins à cette description. Et même si certains ont l’air un peu glauque au premier abord, voire au deuxième, et même au troisième maintenant que j’y pense (désolé, à chaque fois je la fait, je ne peux pas m’en empêcher, démon de la blague de merde à répétition, sors de mon corps !!) bah au final, on s’y sens un peu comme chez soi. Je ne veux pas dire par-là que chez moi, c’est tout boisé et moquetté, assez sombre et rempli de poivrots qui devisent tranquillement autour d’une pinte ou qui jouent aux fléchettes ou au pool avec leur(s) pinte(s) à la main, mais c’est juste que c’est une ambiance très conviviale et qu’on s’y sens rapidement très à l’aise, un peu comme chez soi en fait. D’ailleurs, dans ces lieux de déréliction neuronale, l’usage est de payer sa tournée. Pas de petit coup en solitaire comme en France. Chacun paye à tour de rôle pour toute la tablée. Et ça, moi, je trouve ça carrément bon esprit (même s’il y a toujours des rats pour attendre que tout le monde soit bourré pour se casser en douce sans avoir payer leur coup, qu’ils aillent au diable ces ingrats, je n’ai même pas une once de mépris à leur offrir) Et puis je ne sais pas pourquoi, mais dans un bar, en France, j’ai quelques scrupules à me mettre une race/ruche/rouste/mine (bouh, je croyais que je connaissais plus de synonymes, je suis déçu) Mets ça sur le coup des prix prohibitifs, de la pression sociale ou de la langue de Molière, mais toujours est-il que je n’ai jamais posé ma galette/quiche (putain, que deux, c’est pas possible, il doit y en avoir plus) à la sortie d’un bar. Je ne pourrai pas dire la même chose des pubs qui sont, je pense, les seuls endroits de beuverie internationale où personne ne te regarde d’un mauvais œil (et encore moins des deux) si tu es saoul à 20h. Il faut dire (et c’est ça que je trouve aussi carrément cool soit dit en passant) que les gens y vont normalement après le boulot, c’est-à-dire vers 17h. Donc trois heures et douze pintes plus tard, la fraîcheur Narta n’est plus vraiment au rendez-vous pour personne. Et ça, c’est vraiment fendard.

Bon, je pourrai encore écrire pendant des heures sur la mode vestimentaire, sur la conduite à gauche (que je continue d’ailleurs à pratiquer un peu ici, j’y ai prit goût finalement), sur la télé, sur le rapport bestial que les Anglais entretiennent avec les buffets à volonté, sur le temps pourri, sur les radars jaunes fluos, sur les tabloïds, sur mon concert magique de Feist à Londres, sur l’absence quasi chronique de mitigeur sur les lavabos, sur les produits végétariens, sur la famille royale, sur les supermarchés, sur le civisme presque teuton et sur plein de petits trucs que j’ai vécu au quotidien pendant sept mois et que je vais un peu regretter mais bon , je sais, tu n’as pas que ça à faire de me lire, tu as une vie, toi, donc je vais juste me permettre de dire que l’Angleterre, c’est super sympa, que je ne penserai peut-être pas ça s’il n’y avait pas eu avec moi une poignée de Frenchies au top du top, que j’ai donc finalement une vision un peu biaisée de l’Angleterre (non, ce n’est pas un gros mot) mais que bon, de toute façon, toute expérience n’est que le fruit de rencontres fortuites et plus ou moins agréables à un moment t et à un endroit e et que du coup, tu vas pas me faire chier, tout est biaisé, mais bon, ce que je sais, c’est que je ne sais rien, si ce n’est que cette expérience personnelle là, qui est la mienne et qui vaut ce qu’elle vaut, je vais m’en souvenir longtemps… End of the story.


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23/07/2004

Management for dummies

Il y a maintenant plus d'un mois s'est opéré au sein de "ma beeelle boite bien-aimée à moi que j'aime mais que je vais malheureusement bientôt quitter" un changement de direction un peu insidieux et pas franchement très clair. Il y a eu un pot d'adieu pour l'ancien PDG mais pas de pot d'arrivé pour le nouveau. L'ancien n'était plus là, ça c'était clair, mais qu'en était-il du nouveau ? On le voyait parfois rôder dans les couloirs, il venait un jour sur deux serrer la main de tous les employés avec un petit mot hypocrite pour chacun (en une dizaine de poignées de ma main, il n'a jamais capté que j'étais français malgré mon "Bonjour" de plus en plus appuyé à chaque fois, preuve de l'intérêt manifeste qu'il montrait pour les gens) mais après, plus rien. Il disparaissait sans qu'on sache où il allait ou tout du moins en avait-on l'impression. Car il était peut-être là finalement. Le problème, c'est que l'ancien boss était plutôt charismatique, l'allure chatoyante et chaloupée, la voix confiante et posée, l'œil alerte et brillant, le cheveux poivre et sel (symbole de maturité et d'expérience) (d'ailleurs, si quelqu'un pouvait me dire pourquoi on dit "mûr" et pas "mature" alors qu'on dit "immature" et pas "immûre", ça me soulagerait d'un grand poids) et la poignée de main franche et chaleureuse. Or, le nouveau, c'est un peu tout le contraire : il est tout grand et tout maigre et tout mou et tout pas beau, ce qui, forcément, en impose beaucoup moins, d'autant plus qu'il a la quarantaine bien tassée mais qu'on pourrait croire qu'il a douze ans et demi et qu'il s'échange encore des cartes Pokemons avec ses petits camarades dans la cour de récré. Par ailleurs, il a une tête un peu bizarre, qui ne me revient pas vraiment. Pour essayer de te donner une image, bah je dirai qu'il a un visage plat. C'est bête à dire, mais j'ai l'impression qu'il n'a pas de relief facial et moi, ça me dérange au plus profond de mon être. En plus, il a des yeux vitreux (je ne me permettrait pas d'insinuer qu'il boit le pauvre homme, mais bon…) et des cheveux frisés, voire crépus et Dieu sait que je n'aime pas les cheveux crépus, je ne sais pas pourquoi, me demande pas, c'est comme ça. Pour couronner le tout, il parle avec une sorte d'accent chuintant dont je ne saurai trop localiser la provenance si ce n'est une enfance vraisemblablement malheureuse, privée de jouet, de poney et de goûter. Et bizarrement, l'accent français, irresistiblement frenchy dans la bouche de l'ancien boss, acquiert une résonance ridiculement franchouillarde dans la bouche du nouveau. Alors du coup, bah, je l'aime moins. Et je crois que je ne suis pas le seul. Alors là, tu pourrais me dire "Oui, mais tu vois, c'est normal, vous êtes en train de faire un blocage lié à une certaine résistance psychologique envers une personne considérée comme un imposteur, voire comme un envahisseur" A ça, je te répondrai qu'il faudrait arrêter de faire de la psychologie de café du commerce comme certaines, ça ne te réussis pas et je rajouterai que je n'en ai absolument rien à faire : je "travaille" dans cette entreprise depuis seulement 7 mois et je me casse dans une semaine, alors tout ça me passe un peu beaucoup au-dessus de la tête. Nan, c'est juste que je l'aime pas.

Et sa prise officielle de fonction, jeudi dernier, m'a conforté dans ce sentiment. Par officielle, j'entends qu'il a offert une magnifique présentation PowerPoint relativement très chiante à l'ensemble des employés pour leur montrer que bon, jusque là, c'est bien, vous avez fait du bon boulot, mais maintenant que je suis là, bah va falloir faire encore mieux. Et c'est là où l'on voit la qualité essentielle à tout bon manager qui se respecte et qui veut se faire respecter : il faut savoir dire aux gens qu'ils doivent améliorer leur façon de travailler, sans chier pour autant sur leur travail passé ; il faut se mouiller pour apporter force et conviction à ses projets de changement, mais quand même pas trop, sinon, on se fait pendre en plein milieu de la salle de réunion et ça, ça le fait quand même moyen niveau crédibilité. Ce qui entraîne un discours mi-figue mi-raisin mais 100% poilant. Et le nouveau s'en était plutôt bien sortit, il y croyait, il n'avait dénigré personne pendant toute sa présentation, il avait fait le plus dur, il avait presque fini, oui mais voilà, une autre qualité essentielle à tout bon manager, c'est la concentration jusqu'au bout et il en a malheureusement manqué… Dommage pour lui, quelques minutes avant la fin, lors de la séance des questions-réponses, il a daubé sur le service informatique, à savoir une poignée de personnes très sympathiques mais surtout très influentes au sein de la compagnie (note pour le futur top manager of the world que je serai : ne jamais chier sur le service informatique, c'est eux qui tiennent l'entreprise par les couilles !!) Donc voilà, il s'est confondu en excuse le lendemain et bam, un autre petit coup pour son charisme qui est passé du niveau moule au niveau cloporte (sans h)

Le plus drôle, c'est que sa présentation ressemblait trait pour trait à ce que je faisais en marketing le trimestre dernier dans ma beeelle école de management : analyse des dangers et des opportunités du marché, analyse des forces et des faiblesses de la compagnie, diagnositic (ce qui ne va pas) et recommandation (ce qu'il faut faire pour résoudre les problèmes et améliorer la situation) Trooop fort le gars !! D'un côté, ça me rassure un peu car je me dis que le PIB du Nicaragua que mes parents payent tous les ans pour mes études sert malgré tout à quelque chose mais en même temps, je continue à me demander si ça vaut le coup. Parce que bon, je ne te divulgerai pas le sioupeur plan à 3 ans qu'il nous a pondu le mec, dans la mesure où je risquerais de me faire assassiner si je le faisais, mais très franchement, ça brise pas deux couilles à un gnou en rut tout ça. Pourtant, en discutant avec lui le lendemain (ouais, moi, je discute avec les boss et tout et tout, chuis trop une star) bah il avait l'air carrément content de lui. Comme s'il allait révolutionner le monde de l'entreprise avec sa technique de management tout droit pompée, en moins bien en plus, sur le toyotisme et le just-in-time (si tu comprends pas ça, c'est pas ma faute, t'avais qu'à faire une école de commerce, je vais pas te filer des cours non plus)

Mais bon, comme je suis un mec sympa, je lui ai rien dit au boss, je lui ai laissé ses illusions. Je me suis dit que se faire casser en deux à une main par un pauvre petit stagiaire, ça allait lui gâcher son épisode des Pokemons…



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12/07/2004

Bito, king of the jungle
Troisième et dernière et pas du tout indispensable partie de la trilogie "Bito, zoophile en herbe"

Il y a quelques jours, j’ai vu un reportage sur un reporter qui faisait un reportage sur les léopards (ouais, National Geographic, ça va loin) (bon, les léopards, je t’en parles pas maintenant parce qu'on n'a pas le temps, mais c’est trop mon animal préféré, il faudra que je fasse un post ou deux dessus) Eh bah je me suis dit "Waou, ce mec a trop de la chance, je veux faire comme lui !!" On le voyais avec sa femme (ma femme !!) et ses gamins (mes gamins !!) vivre à la roots en totale communion avec le biotope et c'était trop de bonheur. Bon, ok, j'avoue, ça n'est pas rose tout le temps, ni bleu d'ailleurs, ni vert maintenant que j'y pense : ils ratent le Tour de France tous les ans, ils sont obligés de repasser tous leurs vêtements à cause d'une mouche qui pond des œufs qui vont ensuite éclore sous la peau et se repaitre à l'intérieur du corps (le coloc de mon frère au Bénin s'en ai tapé une, c'était pas beau à voir) ils peuvent se faire atrocement piétiner par un rhinocéros à chaque fois qu'ils vont faire caca dehors, bref, tout plein de trucs pas trop cool quand on y pense. Mais quand même, ça doit être vachement bien. Moi, je me dis, si mon père avait été reporter animalier, je l'aurai vénéré toute ma vie et j'aurai même fait un autel à sa gloire en haut du mont Kilimandjaro. Là, les gamins, ils jouaient au rami avec les singes, ils allaient serrer la trompe d'un éléphant, ils faisaient du saut d'obstacles sur des zèbres, tranquilles et chaloupés, comme si tout le monde faisait ça dans la vraie vie (seule une activité sur les trois est réelle, sauras-tu la retrouver ?) Bon, ok, un moment, y a un gamin qui se prend un bon gros coup de tête de phacochère dans le ventre, mais en même temps, c'est bien, ça lui apprend un peu la vie et depuis, il sait qu'il faut pas lui tirer la queue au phacochère, il aime pas ça. Est-ce que les p'tits gars de la ville ils savent ça, que les phacochères n'aiment pas qu'on leur tire la queue. J'en doute. Et c'est bien dommage.

En tout cas, je me vois déjà, avec mon petit short kaki parcourant la savane (non, je ne parlerai pas de Papy Brossard, j’ai déjà fait cette blague au moins deux fois, ça suffit maintenant) avec mes gros godillots ou avec mon gros 4x4, à la recherche de la prise de vue parfaite. Je découvrirai un caca de léopard et je dirai rien qu'en le touchant avec mes doigts, même pas peur, on est reporter animalier ou on l'est pas, "Hum, c'est un mâle de 102kg, il est passé par là il y a deux heures quartorze, il a mangé des poissons panés à midi et il boite de la patte arrière droite à cause d'une épine d'épicea enfoncée dans ses coussinets" Je serai trop fort comme reporter animalier. Je prendrai plein de risques, mais comme les animaux sentiront que je suis un mec sympa et que je ne leur veux pas de mal, ils ne me mangeront pas et ils feront même des supers actions inedites, genre des lions qui joueraient à chat perché avec des zèbres ou un gibbon qui ferait un croche-patte à une girafe (c'est trop des déconneurs les gibbons) ou plein de trucs dans le genre qui me feront gagner l'estime de la profession et le respect de mes pairs. Je pense même sauver un bébé guépard d'une mort terrible (étouffé sous un caca d'hippo ou violé par un gnou en rut) et on deviendra super pote pour la vie et il m'accompagnera partout où j'irai et il me sauverai même des griffes d'une hyène dans un combat d'anthologie qui fera qu'on sera quitte mais qu'il restera quand même avec moi parce qu'on rigole trop avec moi, même les guépards. Tu auras compris, je pense (ou sinon, c'est que t'es con) que je me spécialiserai plus ou moins dans les félins de la savane (non, toujours pas de blague), parce que c'est quand même des stars les félins mais bon, je ne voudrai pas non plus m'enfermer dans un French carcan et puis quitte à rêver, on va dire que je serai super riche et que je pourrai voyager dans le monde entier, alors j'irai aussi dans la jungle birmane filmer le Tigre du Bengale, dans le grand nord canadien filmer les ours bruns et les caribous, dans la Cordillère des Andes pour filmer les guanacos et les alpagas et puis après, on verra. Entre deux reportages extrêmes où ma vie et ma garde-robe auront été mises à rude épreuve, je ferai un reportage un peu plus cool sur les castors ou les ratons-laveurs ou les chameaux pour faire de l'argent facile et me reposer un peu.

Voilà donc mon horizon de vie à moyen terme. Et maintenant, à la question classique d'entretien d'embauche "Où vous voyez-vous dans 10 ans ?" je saurai enfin quoi répondre : "Pas dans ton entreprise moisie, gros con (ou grosse conne si c'est une dame, je suis adaptable) mais dans la savane à filmer Jelolo II le léopard bouffer des Papy Brossard !"
Waou, comme ça claque comme réponse. Je suis sûr qu'on doit pas leur faire tous les jours celle-là...


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08/07/2004

I had no dream!
Deuxième partie de la trilogie "Bito, zoophile en herbe"

Je disais donc, dans la première partie de ce post d'une luminosité aveuglante que j’ai toujours été fan de reportages animaliers de tout poil (je remet cette blague, au cas où tu n'aurais déjà pas rit la première fois), mais bon, je ne voulais pas pour autant en faire ma vie.

D'ailleurs, c'est marrant, quand j'étais petit, je n'avais pas de métier de mes rêves à moi. Quand je m'en suis rendu compte, y a pas très longtemps (à savoir avant-hier) j'ai trouvé ça bizarre, voire troublant, car, pour moi, tout gosse psychologiquement bien dans sa p'tite tête a un métier de ses rêves à lui. C'est vrai, chacun s'est vu posé la fameuse question des vieilles tantes qui piquent : "Et toi, qu'est-ce que tu veux faire plus tard quand tu seras grand ??" Ce à quoi les petits garçons répondent en général pompier, joueur professionnel de billes ou cosmonaute et les petites filles vétérinaire, princesse ou maîtresse d'école. Bah moi, je ne sais plus ce que je répondais à cette question. Et je viens de demander à mes parents (oui, ça me perturbe beaucoup), et ni l'un ni l'autre ne se souvient d'une réponse un tant soit peu flamboyante de ma part. Je dois donc me rendre à l'évidence : j'étais un petit garçon sans rêve. Résultat, je me retrouve aujourd'hui dans une beeelle école de management où j'essaye de suivre des cours qui ne m'intéressent pas avec des gens qui ne m'intéressent pas tout ça dans le but de faire un métier qui ne va pas m'intéresser. Et ça me fout un peu les boules.

Mais là, il n'y a pas si longtemps (en fait, si, c'était il y a maintenant plus d'un mois, mais bon, finalement, on s'en trempe un peu les parties génitales dans la sauce salsa de quand j'ai eu ma révélation) il y a eu comme une sorte de déclic lors de la visite d’une expo au Museum d'Histoire Naturelle de Londres sur les plus belles photos animalières de l’année (déclic, photo, déclic, photo, je te laisse faire le lien et rire à gorge déployée) : j’ai trouvé ça infiniment trop beau et incroyablement génial et je me suis dit que c’était ce que je devais faire. Avec quinze ans de retard, j'ai donc eu la révélation sur le métier de mes rêves. Quand je serai grand, je serai… reporter animalier !! (Tada!!)

Ce qui est rigolo, et quand tu vas l'apprendre, tu vas d'ailleurs rigoler, c’est que j’ai un pauvre appareil photo APS (oui, APS, déjà, ça, c'est drôle) avec lequel je ne prends normalement aucune photo et je n’ai jamais fait de prise de vue avec un appareil où il faut faire le moindre réglage autre que flash ou pas flash et déjà, j'ai du mal (hop, petite pause, je te laisse rigoler, ok, voilà, c'est fait) Mais bon, on s’en fout, quitte à rêver, autant y aller franco ou tout autre dictateur, je ne suis pas regardant. Et puis en fait, ça c’était direct en sortant de l’expo quand je me suis précipité sur le site de la FNAC pour acheter l’appareil qui me permettrait de faire la couv’ de National Geographic dans deux ans (oui, je suis réaliste, je sais que ça ne vas pas se faire comme ça, en claquant des doigts, même si je suis incroyablement et naturellement doué pour tout) Depuis, en fait, je me suis dit que ça serait encore plus au top de faire des vrais reportages à base d’images qui bougent. D'une parce que c'est plus facile et moi, comme je suis un peu paresseux, bah j'aime assez bien la facilité et de deux, parce que sur les films animaliers, on voit souvent le reporter qui expliquent des trucs d'une rare puissante explanatoire et donc, ça me permettrait de faire ma star et de passer à la télé sans me ridiculiser dans une émission pourrie de M6.

En plus, je ne sais pas si c’est à cause de mes deux séjours en terre africaine ou quoi, mais passer une partie de ma vie dans une réserve protégée au milieu du barissements des éléphants, du brame du cerf et du couicouinement de la loutre me botterait grave...


Ce magnifique post t'est offert par Bitorigolo @ 09:25



06/07/2004

30 millions d'amis (voire plus...)
(Première partie de la trilogie "Bito, zoophile en herbe")

Moi, j'ai bientôt vingt-trois ans et dès que je peux, je me plante devant ma télé avec mon goûter et mon lait-menthe pour regarder des reportages animaliers de tout poil. Voilà, il fallait que ce soit dit, hopla, même pas peur, tu peux rire et même dire "Bouh, Bito c'est un bébé, il regarde encore des reportages sur les animaux, et pis il mange encore des Merveilles du monde à son goûter pour sa collection de grandes images et pis il fait encore pipi au lit, ahahah trop la honte" et tu peux aussi me jeter des pierres ou des oiseaux morts et tu peux aussi me dire "Oh Bito, t'en as pas marre de nous prendre pour des cons à utiliser des bouts d'anciens posts pour en faire des nouveaux ??!!", eh bah rien à foutre, ça me fait rien, chuis blindé, j'assume, même pas honte. En fait, je peux passer sans problème des heures entières à suivre la vie des castors lapons ou des aigles serpentaires ou des baleines à brosses parce que la nature, moi, elle m’esbaudit et elle fait des trucs parfois, je me dis "Waou, mais comment est-ce Dieu possible, c’est trop bien foutu !!" Et les animaux, on pourrait se dire que c'est un peu pas très intellectuellement brillants comme ça, au premier abord, et même au douzième d'ailleurs, et aussi au quarante-troisième maintenant que j'y pense, mais en fait, pas du tout. Bon, ok, ils n'ont pas de Brise Touch&Fresh ni de Swifer ni de Nokia 9500 (oui, je suis sponsorisé, et alors ??!!) et on peut résolument se demander comment ils font pour vivre sans, mais ils ont bien d'autres atouts dans leur manche (ceci est une image bien sûr car ils n'ont pas non plus de chemise, ni de pantalon d'ailleurs, ni de slip maintenant que j'y pense) Pour illustrer ma pensée, prenons un exemple complètement au hasard, Pépita s'il te plaît, les cartes postales, hop hop hop, on pioche sans regarder, voilà, Félindra, tête de tigre, qui est le gagnant du jour ? La loutre. Bon, ok, bon exemple ça et ce n'est pas du tout parce que j'ai vu un reportage sur la loutre hier, non non non, rien à voir.

[Petit aparté exemplaire sur la loutre]
La loutre se nourrit de petits mollusques mais généralement, ceux-ci sont protégés par une épaisse carapace car s'il y a bien un truc que les mollusques n'aiment pas, c'est être mangés, vu que ça leur fait un peu mal et que ça ne les fait pas trop marrer. Or, la loutre n'a pas de couteau à huîtres comme nous, ni de fourchette à poisson d'ailleurs, ni de pique à bigorneaux maintenant que j'y pense (n'hésite pas à me dire quand ça commence à devenir vraiment lourdingue) Elle ne se laisse pourtant pas démonter pour autant : avec ses petites mimines, elle met son goûter sur son ventre (oui, la loutre prend un goûter tous les jours, voilà, il fallait que ce soit dit, hopla, même pas peur, tu peux rire et même dire "Ta gueule Bito tu commence à faire chier"…), elle met son goûter sur son ventre donc, elle prend un caillou et bam, elle fracasse la tête du coquillage en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Youplaboum, vive la babane !" Conclusion : c’est trop malin une loutre !
[Fin du petit aparté exemplaire sur la loutre]

Breeef, un exemple d'une rare puissance illustratoire pour dire que la vie des animaux, moi, je trouve que c’est vachement intéressant et je les aime bien un peu tous, mais mes préférés, ce sont quand même les félins, je ne sais pas trop pourquoi non plus. En tout cas, j’adoooore les reportages de France 3 et France 5, où Pierre Arditi nous conte l’histoire formidable de Jelolo le léopard ou de Talma la lionne. Et là, depuis un mois, dans ma nouvelle maison, j’ai le câble et c’est trop de bonheur qui m’envahit car je passe des heures de plaisir télévisuel devant la chaîne National Geographic qui est devenue en moins de deux ma chaîne préférée à moi que j’aime. Même devant Playboy TV, c'est dire !


Ce magnifique post t'est offert par Bitorigolo @ 09:56